La coulée du Tabernacle

 

 

 

   
 

CRÉATION DU CHRIST
AU PALAIS DU ROI NJOYA
CRÉATION DU TABERNACLE ET MOULAGE
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COULÉE DU TABERNACLE
L'ACHÉVEMENT

   
       
 

  Aprés de longues heures de chauffe le premier four est démonté. Cette durée est trés variable d'une coulée à l'autre. Sans qu'il ait pu nous expliquer comment, en l'absence de moyen de mesure, le fondeur sait d'expérience que le bronze est prêt pour la coulée. Ce moment arrive de jour comme de nuit.
A l'aide de chiffons mouillés le fondeur saisit le moule, le place sur de la terre meuble et l'examine sous tous les angles. Les fissures sont détectées et colmatées avec le mélange de terre et de crotin.
       

 

 
       
 

 
       
 

  Le second four est démonté et fait apparaître le creuset sphérique contenant le bronze en fusion.
La puissance du feu s'ajoutant au climat de Yaoundé créent une athmosphère irrespirable. Aussi le fondeur mouille ses vêtements et son corps pour s'approcher de la fournaise. Il souffle puissamment pour ne pas se brûler le visage et saisit la sphère à pleines mains avec un chiffon mouillé.
 

 

   
 

  Un petit trou est pratiqué
dans la sphère pour permettre la coulée qui laisse
échapper le gaz.Un second trou est réalisé par où le fondeur introduit des morceaux de zinc qui améliorent la qualité du métal
       

 

De petits entonnoirs ont été modelés pour permettre la coulée du bronze qui s'effectue en plusieurs endroits. Le trou central en partie haute permet aux gaz de s'échapper et au fondeur de contrôler que le métal s'est correctement diffusé dans le moule.

 
 

 

   
     
 

 

   

 

 

   

 

 

 

 

   
 

Aprés un temps de refroidissement, le moule est détruit et fait apparaître le quartier du tabernacle qui vient d'être réalisé. Des défauts de coulée se révèlent. Leurs sinuosités aléatoires créent un réseau à la surface de l'œuvre qui évoque immédiatement à nos yeux la forme de continents et de rivières qui s'ajoutent à la granulosité du modèle et seront conservés pour leur qualité esthétique. Ils donnent au Tabernacle un symbole complémentaire : celui de la terre qui nous porte.

 
       

 

  La soudure n'existait évidemment pas dans la technique traditionnelle, aussi les œuvres d'art Bamoun anciennes n'excédent jamais 110 cm. La maîtrise de la fusion du métal a permis à Raymond d'acquérir rapidement celle de la soudure autogène. Les deux hémisphères du tabernacle devant coulisser intimement l'un dans l'autre, les déformations dues à cette méthode ancestrale sont corrigées en martelant la forme.

Quelques gros trous demeuraient là où le métal n'avait pu se réaendre, Raymond les a bouché en y coulant directement du bronze en fusion. Quant aux petits trous, ils nous donnèrent une idée, en plaçant une lampe sous la tablette en verre dépolie, la lumière émergera du tabernacle, signe de la présence divine.

 

 

   
 

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